A LIRE : FABULEUSES ERREURS – DE DARWIN À EINSTEIN

Mario Livio (Auteur) Jean Audouze (Traduction) Paru le 5 octobre 2017

CHARLES DARWIN, LORD WILLIAM KELVIN, LINUS PAULING, FRED HOYLE, ALBERT EINSTEIN : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. CHARLES DARWIN n’a pas bien évalué les effets de « dilution » dans la transmission des caractères génétiques ; LORD KELVIN a largement sous-évalué l’âge de la Terre ; LINUS PAULING s’est fait « coiffer au poteau » dans la découverte de la structure de l’ADN par Jim Watson et Francis Crick ; FRED HOYLE fut un partisan irréductible de la théorie de l’Univers stationnaire ; enfin, EINSTEIN créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison.

Il ne s’agit pas d’énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d’analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l’évolution de DARWIN fonde la génétique moderne ; KELVIN enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; LINUS PAULING introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; FRED HOYLE démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories « à la mode » et, curieusement, au lieu d’être une erreur, l’introduction de la constante cosmologique par EINSTEIN s’avère extraordinairement bénéfique.

LES VRAIES COULEURS DU DINOSAURE SINOSAUROPTERYX

Des paléontologues de l’université de Bristol, Royaume-Uni, confirment leur déduction d’il y a sept ans : les couleurs de Sinosauropteryx, le premier dinosaure à plumes découvert, étaient celles d’un camouflage. Ils montrent aujourd’hui que l’animal se cachait ainsi dans la savane et pas dans la forêt comme on le pensait.

Premier dinosaure à plume découvert, Sinosauropteryx était un petit théropode bipède vivant au début du Crétacé, il y a environ 130 millions d’années dans le célèbre biota Jehol, province de Liaoning, Chine.

Ses restes fossilisés contiennent des traces de pigments démontrant la présence d’un plumage servant de camouflage.

Il apparaît aujourd’hui que ce camouflage relevait de la contre-illumination, ce qui a permis de mieux comprendre l’environnement dans lequel il vivait, et qui se révèle plus diversifié qu’on ne l’imaginait.

Image : Un Sinosauropteryx avec son plumage coloré tel que l’ont reconstitué les chercheurs. L’animal mesure à peine plus d’un mètre avec la queue. © Jim Robbins

http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/paleontologie-vraies-couleurs-dinosaure-sinosauropteryx-22410/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20171102-%5BACTU-Les-vraies-couleurs-du-dinosaure-Sinosauropteryx%5D

Un Sinosauropteryx avec son plumage coloré tel que l'ont reconstitué les chercheurs. L'animal mesure à peine plus d'un mètre avec la queue et vivait au début du Crétacé, il y a environ 130 millions d'années. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir.) © Jim Robbins

DÉBUTS DE LA PALÉONTOLOGIE EN SUISSE

Depuis la nuit des temps, les organismes fossilisés ont dû intriguer nos ancêtres. Certains récits populaires helvétiques impliquant des animaux mythologiques devaient être liés à la découverte de fossiles, comme ce fut le cas avec le dragon de la grotte d’Ober-Urner-Schwendi.

En Suisse, les premières observations paléontologiques consignées sont l’œuvre de FELIX HEMMERLIN (1388-1460), théologien et juriste zurichois, qui, dès 1451, identifie dans les fossiles des restes d’organismes disparus.

 Gravure sur bois de Felix Hemmerlin en 1497  https://de.wikipedia.org/wiki/Felix_Hemmerlin

Il sera suivi par CONRAD GESSNER (1516-1565), médecin et naturaliste zurichois, qui, sur la base de ses observations, classera les fossiles et les minéraux en une quinzaine de catégories dans son ouvrage De Omni Rerum Fossilium Genere.
Le portrait de Conrad Gessner figure sur les billets de 50 francs suisses émis en 1978.

Description de cette image, également commentée ci-après Portrait de Conrad Gessner  https://fr.wikipedia.org/wiki/Conrad_Gessner

Mais le plus célèbre précurseur suisse de la paléontologie est certainement Johann Jakob Scheuchzer (1672-1733), médecin et naturaliste suisse, possesseur d’une impressionnante collection de pierres, de fossiles de plantes et d’animaux : poissons, quadrupèdes, coquillages, escargots.

 Johann Jakob Scheuchzer, eau-forte de Joseph Nutting (graveur anglais), d’après un original de Johann Melchior Füssli, dessinateur et graveur suisse.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Jakob_Scheuchzer

Ces restes d’êtres marins provenaient non seulement du Jura et des Alpes, mais de toute l’Europe et même d’Amérique. Johann Jakob Scheuchzer considérait ces fossiles comme des vestiges du Déluge universel.

En 1726, dans son livre Lithographia Helvetica, Scheuchzer décrivit un fossile qu’il appela Homo diluvii testis (en latin: homme témoin du Déluge), estimant qu’il s’agissait des restes d’un homme qui s’était noyé au cours du Déluge de la Bible.
Ce fossile mesurait environ 1 m de longueur, il lui manquait la queue et les pattes arrière, si bien qu’on pouvait lui trouver une ressemblance avec les restes d’un enfant qui aurait été violemment piétiné.
En 1802 ce fossile fut acheté par le Teylers Museum de Haarlem, aux Pays-Bas, où il est encore exposé. En 1812, le fossile fut examiné par Georges Cuvier, qui reconnut qu’il ne s’agissait pas d’un être humain mais d’une salamandre.
Il fut renommé par Holl Salamandra scheuchzeri en 1831. Le genre Andrias fut créé six ans plus tard par Tschudi avec Salamandra scheuchzeri comme espèce type par monotypie. Ainsi le nom du genre, Andrias (qui signifie image de l’homme) et celui de l’espèce scheuchzeri, faisaient allusion à Scheuchzer et à son interprétation.

Description de cette image, également commentée ci-après Fossile d’Andrias schleuchzeri du Miocène ,Oeningen, Baden, Allemagne.   https://fr.wikipedia.org/wiki/Andrias_scheuchzeri

 

 

TIQUES GORGÉES DE SANG D’UN DINOSAURE À PLUMES DÉCOUVERTES DANS DE L’AMBRE EN BIRMANIE

14-12-2017

Les parasites ont été retrouvés parfaitement conservés dans de l’ambre.

Une équipe de chercheurs espagnols et britanniques a trouvé en Birmanie quatre tiques parfaitement conservées dans de l’ambre vieille de 99 millions d’années, selon une étude publiée dans la revue Nature Communications.

Parmi ces quatre parasites surgis du passé, l’un, de la famille des « tiques terribles de Dracula », était « gorgée de sang », une autre avait une patte « empêtrée » dans une plume appartenant immanquablement à un dinosaure puisque les oiseaux n’existaient pas encore.

 http://www.lepoint.fr/science/une-tique-gorgee-de-sang-d-un-dinosaure-decouverte-en-birmanie-14-12-2017-2179864_25.php

<p>La tique retrouv&#233;e dans de l'ambre est vieille de 99 millions d'ann&#233;es.</p>

LUCA, dernier ancêtre commun à toutes les espèces vivantes sur Terre

Le dernier ancêtre commun universel est le plus récent organisme dont sont issues les trois lignées cellulaires (archéesbactéries et eucaryotes), et donc l’ensemble des espèces vivant actuellement sur Terre.

L’acronyme LUCA correspondant à l’anglais Last Universal Common Ancestor, il est utilisé pour désigner ce dernier ancêtre commun à toutes les formes de vie connues actuellement.

Il aurait vécu il y a environ 3,5 à 3,8 milliards d’années

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dernier_anc%C3%AAtre_commun_universel

http://www.evolution-biologique.org/index.php/arbre-de-la-vie.html?page=biodiversite/arbre-de-la-vie.html

Arbre phylogénétique des êtres vivants établi à partir de la comparaison des ARN ribosomiaux. LUCA est le dernier ancêtre commun de tous les êtres vivants