UN SUPER VOLCAN CACHÉ SOUS NAPLES INQUIÈTE L’ITALIE

Le super-volcan Campi Flegrei, (Champs Phlégréens en français), situé à quelques kilomètres de la ville, montre des signes alarmants d’activité. Selon les observations des spécialistes, il semblerait que le cratère, endormi depuis 1538, soit en train de se réveiller.

INGV-osserv-Vesuviano.jpg La zone volcanique des champs Phlégréens – doc. INGV – Osservatorio Vesuviano / IPF

En l’espace de 46 ans, le sol s’est élevé d’environ deux mètres. Cette élévation du sol est liée à une arrivée de lave profonde en surface. Les volcanologues ont constaté qu’un lac de magma en fusion reposait à trois kilomètres en dessous du cratère. Ce réservoir s’étendrait sur deux ou trois kilomètres de diamètre.

Construites en partie sur cette caldeira, les villes de Naples, Pouzolles et Cumes sont menacées.

AVANT LA FORMATION DE LA CALDEIRA
Entre 42 000 et 35 000 ans avant notre ère, la zone était caractérisée par des bancs de piperno et de tuf gris. Durant cette période, on parle de volcan Archiflegréen qui eut une activité volcanique explosive dont le maximum fut l’explosion qui a disséminé sur une bonne partie de la Campanie l’ignimbrite, une roche formée de débris de lave acide issus d’une nuée ardente et soudés avant leur refroidissement, mélangés à une matrice vitreuse.

LES ÉRUPTIONS À L’ORIGINE DE LA CALDEIRA
Il y a 36 000 ans, un épisode explosif intense produisit entre 80 et 150 km3 de matériel volcanique de composition trachytique (« tuf gris » campanien, en fait une ignimbrite). C’est à la suite de cet évènement que la caldeira se forme. Puis, il y a 14 000 ans, une deuxième série d’explosions mit en place entre 10 et 30 km3 de matériel volcanique nommé tuf jaune napolitain.
La dernière période explosive importante a eu lieu entre −4 500 et −3 700. Elle a donné naissance à des dômes de laves et des éruptions phréatiques.
L’éruption la plus récente a débuté le 29 septembre 1538, sur la rive est du lac Averne. Elle a donné naissance à un monticule de cendres et de pierre ponce de 130 m de hauteur, le Monte Nuovo. Elle s’est achevée le 6 octobre 1538, après une dernière explosion qui tua 24 personnes.

ACTIVITÉ ACTUELLE
L’un des principaux cratères des champs Phlégréens est la Solfatare.
Le niveau du sol dans la région des champs Phlégréens s’est élevé d’environ 2 m par un phénomène de bradyséisme depuis 1970. En 1982 et 1984, 40 000 personnes ont dû être évacuées de Pouzzoles par prudence à la suite d’un regain d’activité de la zone. En 2009, un forage de 4 000 mètres aurait dû être effectué mais le maire de Naples l’a interdit pour des raisons de sécurité.
En septembre 2016, une étude menée par des chercheurs de l’UCL (University College London) et l’Observatoire du Vésuve (publiée en mai 2017 dans Nature Communications) suggère qu’une éruption peut être plus proche qu’on ne le pensait. Elle montre que les hausses du niveau du sol depuis les années 1950 ont un effet cumulatif. L’augmentation récente des teneurs en monoxyde et dioxyde de carbone dans les fumerolles indique une élévation des températures et donc une accumulation d’énergie dans la croûte.

ÉTYMOLOGIE
Le nom de cette zone vient du grec et signifie « champs brûlants ». Cette appellation n’est pas réellement due à l’activité volcanique, qui à l’époque était calme depuis plus de 1 500 ans, mais plutôt aux nombreux phénomènes hydrothermaux (fumerolles et sources chaudes) qui furent exploités à l’époque de la Rome antique

Un super volcan caché sous Naples inquiète l’Italie


https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/volcans-de-naples-le-risque-d-eruption-se-precise-8582
https://fr.wikipedia.org/wiki/Champs_Phl%C3%A9gr%C3%A9ens

LA GROTTE DE COTENCHER, NE, SUISSE, ROUVRE AU PUBLIC

Le 5 juin 2018, la grotte de Cotencher, un site majeur de la préhistoire suisse humaine et naturelle de plus de 70’000 ans et fréquentée par l’homme de Néandertal, ouvre au public après 5 ans de fermeture.

 La grotte de Cotencher, Image [Patrick Huerlimann – keystone]

OUTILS ET MÂCHOIRE D’UNE FEMME DE NÉANDERTAL

Elle doit notamment sa renommée à son exceptionnelle richesse en outils de pierre préhistoriques, ainsi qu’à la découverte d’un fragment de mâchoire appartenant à une femme de Néandertal, le plus ancien vestige humain de Suisse.

La grotte abrite également une faune souterraine composée d’invertébrés et de sept espèces de chauves-souris.

Les fouilles, menées dès 1867, ont mis au jour de nombreux ossements, principalement rapportables à l’ours des cavernes, mais aussi à d’autres espèces éteintes comme le rhinocéros laineux, ou le lion des cavernes.

Outils en pierre néandertaliens découverts dans la grotte de Cotencher lors des fouilles de 1916-1918. M. Juillard/Laténium.

MISE EN RÉSEAU AVEC D’AUTRES SITES DES GORGES DE L’AREUSE

Dans les prochains mois, la grotte de Cotencher sera mise en réseau avec d’autres sites des gorges de l’Areuse: l’abri de la Baume du Four, le Musée de l’Areuse à Boudry, ainsi que La Morille et La Noctule à Champ-du-Moulin, par l’intermédiaire de différents médias. Par ailleurs, de nouvelles fouilles investiront le fond de la cavité en août et septembre prochains, ce qui permettra au public de découvrir l’archéologie en action.

SÉCURISATION DES LIEUX

En 2013, un bilan sanitaire alarmant avait fait état de la dégradation des structures, rendant impossible d’assurer la sécurité des visiteurs, ainsi que la préservation de la substance archéologique.

Désormais, des escaliers et une passerelle métallique permettent au public de cheminer dans l’espace souterrain en toute sécurité, tout en garantissant la conservation du contenu archéologique et naturel de la cavité. Des panneaux fixes alliant textes et illustrations fournissent aussi des renseignements sur le site.

Les visites, qui s’adressent aux écoles, mais aussi aux groupes, seront toujours accompagnées d’un guide. La grotte est ouverte de juin à septembre inclus, afin d’adapter la fréquentation humaine à la présence des chauves-souris.

Les travaux d’aménagement ont eu lieu par l’intermédiaire du Projet Cotencher, dirigé par l’Office du patrimoine et de l’archéologie de Neuchâtel, en partenariat avec l’Association de la maison de la nature neuchâteloise. Il a pour but la sensibilisation et l’éducation au patrimoine naturel et archéologique cantonal.

https://www.letemps.ch/culture/site-majeur-prehistoire-suisse-grotte-cotencher-ne-ouvre-public

IL Y A 1,4 MILLIARD D’ANNÉES, UN JOUR SUR TERRE DURAIT 18 HEURES !

Il y a 1,4 milliard d’années, la Lune était plus proche de la Terre et influençait son axe de rotation.

Terre LuneLa Terre vue de la Lune, photo prise par les astronautes d’Apollo 11. (NASA)

En analysant des roches vieilles de près de 1,5 milliards d’années, qui portent la trace des alternances climatiques passées, Stephen Meyers, professeur de géosciences à l’Université de Wisconsin-Madison et co-auteur d’une étude publiée dans les oceedings of the National Academy of Sciences, a calculé qu’il y a 1,4 milliard d’années, la Lune était située à 340 000 km de la Terre et les jours duraient 18,68 heures.

Ces résultats doivent être confrontés à ceux obtenus par d’autres méthodes purement astronomiques pour être validés.
ACTUELLEMENT, LES JOURS CONTINUENT DE RALLONGER.
La Lune s’éloigne de la Terre à un rythme de 3,82 centimètres par an. Cet éloignement progressif est connu depuis longtemps des astronomes et il est causé par les marées terrestres qui exercent une telle force gravitationnelle sur la Lune qu’elles accélèrent son mouvement l’expulsant lentement de la sphère d’influence terrestre.
En parallèle, la Terre ralentit aussi, de façon imperceptible.
Ce double phénomène d’éloignement de la Lune et de ralentissement de la Terre fait que les jours rallongent chaque année d’environ 1,8 milliseconde : dans 3,3 millions d’années la journée durera donc 24 heures et…une minute !
De même dans 620 millions d’années, la Lune continuant à s’éloigner, les éclipses totales de Soleil se feront beaucoup plus rares et il faudra des circonstances astronomiques bien particulières pour que les disques de la Lune et du Soleil est la même taille apparente.

A l’inverse, dans le passé, la Lune était plus proche et la Terre tournait un peu plus vite. Le rapprochement de la Lune n’a cependant pas été linéaire et il est très difficile d’estimer sa distance il y a un ou deux milliards d’années.

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/il-y-a-1-4-milliard-d-annees-un-jour-durait-18-heures_124742

LES PLUS ANCIENNES TRACES D’ANIMAUX DE LA PLANÈTE

Des empreintes fossiles vieilles de 541 millions d’années ont été découvertes dans les gorges du Yangtsé, dans le sud de la Chine, selon une étude publiée dans la revue américaine Science Advances le 6 juin 2018 par le chercheur Zhe Chen, de l’Académie chinoise des sciences.

Cette photo montre les plus vieilles empreintes du monde, laissées par un animal inconnu mais «symétrique». Cette photo montre les plus vieilles empreintes du monde, laissées par un animal inconnu mais «symétrique». — HO / Virginia Tech University / AFP

Les empreintes ne sont séparées que de quelques millimètres l’une de l’autre, et ressemblent à deux rangées de petits trous. Les roches contenant le fossile ont très bien été datées : entre 551 et 541 millions d’années.

Les chercheurs ne savent pas encore de quel animal il s’agit. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il est minuscule. La créature n’a malheureusement pas pu être identifiée car elle n’est pas morte à proximité de ses empreintes, et aucun fossile correspondant n’a été retrouvé.

La seule chose qu’on puisse imaginer est qu’il était « symétrique bilatéralement », selon Zhe Chen. Peut-être un ancêtre des arthropodes ou des tétrapodes, conclut l’étude.

Auparavant, les plus vieilles empreintes avaient entre 530 à 540 millions d’années.

UN TYRANNOSAURE REX EXPOSÉ À PARIS, FRANCE

Du 6 juin au 2 septembre 2018 au Muséum national d’histoire naturelle. 

Son nom est Trix, en hommage à la reine des Pays-Bas, Beatrix. Ce squelette de femelle Tyrannausorus rex fut découvert en 2013 dans le Montana, EU, et appartient au Centre Naturel de Biodiversité de Leiden aux Pays-Bas.

Trix avait environ 30 ans. On détermine son âge en étudiant la structure des os qui évolue avec les années.

Son squelette est particulièrement bien conservé, on a retrouvé 75% des os en très bon état. CE QUI EN FAIT UN DES TROIS SQUELETTES LES MIEUX CONSERVÉS AU MONDE.

On estime son poids à 8 tonnes et sa mâchoire, seule, pèse plus de 200 kg ! et mesure 4 mètres de haut et 12,5 m de long. Le tyrannosaure se nourrissait exclusivement de gros dinosaures herbivores aux squelettes imposants ! On estime que quand elle se referme, sa gueule exerce une force équivalente à quatre tonnes !

Le T. rex avait de tout petits bras, une étude suggère que, comme il dormait allongé, ses bras devaient lui servir pour se lever.

En latin Tyrannosaurus rex signifie «roi des lézards tyrans». Ils ont vécu à la toute fin des dinosaures, il y a 67 millions d’années, soit juste 1 million d’années avant leur disparition. Ils régnaient vraiment au sommet de la chaîne alimentaire et n’avaient aucun prédateur. La mâchoire de Trix porte des marques de morsures et il s’agit de celles d’un autre T. rex.

Il y a un point sur lequel nous ne savons pas grand-chose, c’est son comportement social. Nous n’avons retrouvé que des squelettes isolés, on ne sait pas comment les T. rex se comportaient entre eux. On sait que les plus petits prédateurs, comme les vélociraptors, chassaient en meute, ce n’était pas le cas du T. rex qui était un chasseur solitaire. On ne se sait pas si, comme dans d’autres espèces, les femelles se regroupaient pour pondre, ou comment les parents se comportaient avec les plus jeunes. Tout ça reste pour le moment un mystère.

Jusqu’à présent, on a découvert une cinquantaine de spécimens (on parle aussi bien d’un squelette quasi-complet, que d’un simple bout de mâchoire), tous dans la même zone géographique au nord-ouest des États-Unis, vers le Montana. Le premier T. rex a été découvert en 1900

À l’époque, la géographie n’avait rien à voir avec celle que nous connaissons ! L’Amérique du Nord était séparée en deux par une mer intérieure. Même si les squelettes sont tous très localisés, on suppose qu’il devait y en avoir sur toute la partie est du continent nord-américain mais pas ailleurs.

En Asie il y avait un autre dinosaure très proche du T. rex qui s’appelle TARBOSAURUS. En Europe, le rôle du T. rex était tenu par une autre famille de dinosaures carnivores, les ABÉLISAURIDÉS, dont le plus célèbre représentant est le CARNOTAURUS ARGENTIN. C’était aussi un très grand prédateur, il avait deux cornes au-dessus des yeux et a été découvert en 1985.

Description de cette image, également commentée ci-après Squelette de Tarbosaurus bataar  au Musée de l’évolution de l’Académie des Sciences de Pologne à Varsovie.

 Squelette reconstitué de Carnotaurus.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Carnotaurus

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/05/31/01008-20180531ARTFIG00140-un-t-rex-a-paris.php

DIFFÉRENCE ENTRE LE VOLCAN KILAUEA D’HAWAÏ ET LE VOLCAN DE FUEGO DU GUATEMALA

Malgré l’éruption continue du volcan Kilauea d’Hawaï depuis plus d’un mois, l’éruption récente du volcan de Fuego au Guatemala a été beaucoup plus meurtrière.

Le volcan Kilauea de l’île d’Hawaï est en éruption depuis début mai 2018
Survenue le 3 juin 2018, l’éruption du volcan de Fuego, au Guatemala, a fait plus de 70 morts. Photo : Getty Images/AFP / Johan Ordonez

POURQUOI LEURS ÉRUPTIONS SONT-ELLES SI DIFFÉRENTES?

D’abord, il faut savoir que des formes différentes des volcans mènent à des éruptions bien distinctes.

Le Kilauea à Hawaï est un volcan-bouclier, tandis que le Fuego au Guatemala est un strato-volcan.

Le premier volcan éjecte de la lave en mouvement qui finit par durcir durant son parcours. Ce volcan plat et large possède une structure en dôme ressemblant à un bouclier couché sur le sol.

kilaueaLe Kilauea est un volcan bouclier : au milieu de pentes étendues, se trouve un cratère central contenant un lac volcanique rempli de lave en fusion. Crédits : Getty Images

Le second représente l’image que l’on se fait habituellement d’un volcan puisqu’il se présente comme une montagne imposante avec un sommet pointu, dont les éruptions se caractérisent par des coulées de lave le long de pentes abruptes.

Volcan de Fuego, Guatemala. Image de la municipalité de Alotenango, Sacatepéquez, Guatemala. Image via Esteban Biba (EFE) / El País.

Pour comparaison, le Kilauea atteint 1200 mètres d’altitude, tandis que le Fuego dépasse 3700 mètres.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1105390/volcans-types-caracteristiques-guatemala-hawai-fuego-kilauea

SENTIER DES MINES DU MONT CHEMIN

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Géologie

Dans un environnement géologique d’échelle alpine, le Mont Chemin représente l’extrémité septentrionale du massif cristallin du Mont Blanc. Ce massif cristallin, comme ceux des Aiguilles Rouges, de l’Aar et du Gothard, constitue ce que l’on appelle le socle, c’est-à-dire le soubassement rocheux sur lequel se sont déposés les sédiments. Comme les autres massifs, celui du Mont Blanc a subi au moins trois évènements géologiques majeurs. La chronologie qui suit est un résumé de la longue et complexe histoire de cette toute petite partie des Alpes.

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Chronologie

Tout commence par une période obscure qui s’étend du Précambrien supérieur, il y a un milliard d’années, jusqu’à l’Ordovicien moyen, il y a 450 millions d’années. L’érosion est déjà active sur les reliefs montagneux, et les débris s’accumulent en sédiments au fond de bassins marins. La vie n’a pas encore colonisé la terre ferme, mais des organismes marins utilisent le calcium et le gaz carbonique dissous dans l’eau pour former du calcaire qui se dépose en couches peu épaisses, intercalées dans les dépôts argileux et détritiques. Vers 453 (±3) millions d’années, une intrusion de granite se met en place dans la partie ouest du bassin de sédimentation.
Du Silurien au Carbonifère inférieur (435 à 325 millions d’années) se produit l’orogénèse hercynienne. Une nouvelle chaîne de montagne, «les Monts Hercyniens » s’élève au-dessus des plaines et des mers. Durant ce processus, les sédiments, les calcaires et les granites sont transformés (métamorphisés) par les hautes températures et pressions engendrées par cet événement géologique comparable à la formation des Alpes. Lors de ce métamorphisme, les sédiments deviennent des gneiss et des schistes cristallins, les granites des gneiss oeillés et les calcaires des marbres. Le long de grandes failles, les roches sont broyées et laminées par les mouvements tectoniques pour devenir des mylonites.

Pendant le Carbonifère supérieur (325 à 280 millions d’années), des magmas remontés de la profondeur se solidifient et forment le granite du Mont Blanc et les quartzporphyres. Ce granite est daté très exactement de 304 (±3) millions d’années (Bussy, 1990). Cette date, très précise à l’échelle des temps géologiques, ne signifie pas que le granite se soit mis en place en un temps si court. Il s’agit en fait de l’âge de cristallisation du zircon, un minéral qui permet de dater la solidification du magma granitique. C’est très probablement à cette époque que se forment les gisements de fer du Mont Chemin.

L’orogénèse hercynienne cesse au début du Permien (280 millions d’années). Les montagnes engendrées par cet événement vont se faire graduellement éroder et finiront par disparaître tout à fait au Trias (230 millions d’années). A l’exception de quelques reliefs de basse altitude, les Monts Hercyniens sont pratiquement plats.

Cette plaine issue de l’arasement des montagnes hercyniennes s’appelle le socle, et la mer ne tarde pas à le recouvrir. Les premiers sédiments de cette époque sont des arkoses, c’est-à-dire des sables et des conglomérats brèchiques qui reposent directement sur le socle aplani. Les grands filons fluorés des Trappistes et de La Crettaz datent probablement de cette période (Meisser 1999). Localement, des petits bassins d’eau saumâtre s’évaporent partiellement, donnant naissance au modeste dépôt de gypse exploité à La Plâtrière, au-dessus de Charrat. Plus tard, au Jurassique et au Crétacé (205 à 65 millions d’années), la mer s’approfondit, et d’épaisses couches de calcaire massif, de grès et de marnes se déposent, enfouissant toujours plus profondément le socle.

Vers 65 millions d’années, le continent africain amorce un mouvement vers l’Europe. C’est ce lent processus de dérive, cette collision continentale au ralenti, qui va faire naître les Alpes. Autour de 40 millions d’années, les couches rocheuses, déformées et repoussées par le déplacement de l’Afrique, s’entassent les unes par-dessus les autres en plis et nappes qui effectuent parfois des parcours de plus de cent kilomètres. Les roches enfouies à de grandes profondeurs recristallisent partiellement ou totalement. Vers 30 millions d’années, les reliefs formés commencent à s’éroder, et les sédiments se déposent dans les grands bassins molassiques du nord des Alpes. De 19 à 13 millions d’années se forment les fissures alpines où cristalliseront les minéraux des roches encaissantes, et vers 10 millions d’années se déposent l’or et le tungstène à la Tête des Econduits (Marshall et al., 1998). C’est probablement à cette époque qu’une grande faille s’active et coupe en deux le Mont Chemin en formant des mylonites.

L’orogénèse alpine semble s’être calmée depuis, mais l’érosion se poursuit et s’active pendant les huit périodes glaciaires qui vont se succéder de 1,65 millions d’années à 15 000 ans. Ces périodes ont une durée moyenne de 90’000 ans et sont séparées par des périodes plus chaudes qui durent entre 30’000 et 35’000 ans. Nous vivons probablement dans l’une de ces périodes chaudes. Les immenses glaciers qui recouvraient le Valais ont puissamment modelé le paysage et révélé les couches profondes des montagnes. C’est en grande partie grâce à l’érosion glaciaire que le Mont Chemin est accessible au regard et nous offre ses richesses minérales.

Auteur : Stefan Ansermet
La Tour-de-Peilz
http://www.sentier-des-mines.ch/geologie.php#glossaire

SENTIER DIDACTIQUE DE TSANFLEURON, DIABLERETS, VS, SUISSE

Entre le col du Sanetsch et la station Glacier 3000, via Prarochet et Tour St-Martin, des panneaux vous invitent à comprendre la formation et l’érosion des roches calcaires d’un lapiaz,  le contexte géologique et hydrologique particulier de la région et le fonctionnement et l’évolution du glacier de Tsanfleuron.

Sentier didactique de Tsanfleuronhttp://www.sentiers-decouverte.ch/nature-culture/sentier-didactique-tsanfleuron-164.html

LÉGENDE DE LA QUILLE DU DIABLE

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La Quille du Diable (Tour St-Martin), éperon rocheux haut de 40 m, situé à l’ouest du glacier de Tsanfleuron, domine l’imposant site de Derborence.
On peut l’atteindre depuis La Fourche (arrivée du téléphérique des Diablerets (2940 m), avec le restaurant Botta, en ~ 45′, ou depuis la cabane de Prarochet (2556 m) au pied du glacier de Tsanfleuron en ~ 1 h 15′.

A la base de la Tour St-Martin se trouve le « Yéti Palace », petit refuge de montagne, en reconstruction car il a été détruit par un incendie ! Sa terrasse surplombe le vallon de Derborence et son éboulement, immortalisé par le roman du même nom de C.-F. Ramuz.

Le sommet des Diablerets a de tout temps passé pour un site dangereux et maudit. Les lieux des Diablerets étaient le point de rendez-vous du sabbat des démons, des damnés et de tous les mauvais génies assemblés. Le bruit de leurs jeux avec les rochers faisait dire au petit peuple vivant dans les vallées que les démons jouaient aux quilles, d’où le nom « Quille du Diable »

https://www.villars-diablerets.ch/fr/P9221/legende-de-la-quille-du-diable?group=290

http://www.saviese.com/Site_alpha/decouverte_quille_du_diable.htm

https://www.myswitzerland.com/fr-ch/quille-du-diable-glacier-des-diablerets.html