LES ARDOISIÈRES DE LEYTRON, VALAIS

Au pied de la paroi de l’Ardève, une montagne en forme de pyramide, des ardoisières à ciel ouvert et en galeries, ont été exploitées jusqu’en 1954.

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On y extrayait des calcschistes silicieux du Jurassique inférieur (195 Ma) qui constituent le cœur de la nappe de Morcles.

Ces schistes très fins, essentiellement constitués de quartz et de calcite, comportent des niveaux de micas en fines paillettes et de la pyrite. La présence de ce dernier minéral ainsi que celle de la calcite amoindrissent la solidité de la roche, de ce fait pour faire usage d’ardoises, les plaques devaient être relativement épaisses.Description de cette image, également commentée ci-après

Faciles à débiter et résistantes, les ardoises étaient utilisées surtout comme matériau de couverture et pour fabriquer des tablettes à écrire et des mines de crayon, mais aussi comme revêtement de sol, plateau de table ou élément de corniche.

Entre autres, les ardoises de Leytron ont été utilisées à Zürich à la Sihlpost et à la Engelbahnhof et elles ont même été exportées vers l’Italie.

Les calcschistes renferment parfois des bélemnites tronçonnées avec un diamètre de 3 à 12 mm, mais indéteminables car en trop mauvais état de conservation (Carbonifère à Crétacé, 360 à 65 Ma). Lors du plissement alpin, les bélemnites furent étirées et se rompirent en fragments qui s’éloignèrent les uns des autres.

Encarnita Graf

Extrait du livre : Géotopes – Un voyage dans le temps par Marianne Decrouez, Peter Jordan et Franz Auf des Maur.
https://en.wikipedia.org/wiki/L’Ard%C3%A8ve

CODE D’HONNEUR DES CRISTALLIERS

Un cristallier ayant découvert un four, et ayant laissé un outil ou une marque indiquant sa découverte, s’est vu dépouillé du contenu en minéraux par un autre cristallier.

Pour éviter ce genre de procédés, UN CODE D’HONNEUR fut établi à l’attention des cristalliers collectionneurs, vendeurs de minéraux et fossiles et commerçants.

Il comprend les règles de comportement à l’égard de la nature et envers autrui. Le code d’honneur engage à RESPECTER LES OBLIGATIONS EN RELATION AVEC LA RECHERCHE, LA RÉCOLTE, LA VENTE ET LE COMMERCE ET À COMBATTRE LE PILLAGE, LA DÉVASTATION, LA CUPIDITÉ, LE VOL SUR UN GISEMENT RÉSERVÉ ET VIS-À-VIS DE SES PARTENAIRES COMMERCIAUX.

Le présent code d’honneur fait partie intégrante des statuts de l’Association suisse des cristalliers, collectionneurs de minéraux et fossiles (ASCMF). Il a été adopté par l’assemblée générale ordinaire du 30 août 2003 à Interlaken, Suisse et remplace l’édition du 25 septembre 1982.

Le président central: Charles Handschin
Le secrétaire central: Werner Hausmann

Art. 1
Celui qui cherche des minéraux, des cristaux ou des fossiles et qui exploite un gisement doit se conformer aux dispositions légales et aux règlements et ordonnances locaux. Il est tenu de se renseigner lui-même auprès des autorités compétentes au sujet des patentes et règlements et de les respecter. Il doit respecter la propriété d’autrui, la Nature et le paysage.

Art. 2
Les dégâts aux cultures, forêts, voies de communication, chemins et autres installations doivent être évités à tout prix. Avant de les quitter, les endroits où des recherches ont été faites et les lieux de trouvailles seront nettoyés et remis parfaitement en ordre.

Art. 3
Il est interdit d’utiliser des explosifs, des machines (perforatrices, etc.) ou d’autres équipements mécaniques importants sans une permission de l’autorité compétente, de même que les dimanches et les jours fériés. Il faut en outre s’abstenir d’entreprendre des recherches le dimanche et les jours fériés dans les environs d’endroits habités. Le bruit doit être évité aussi pendant les jours ouvrables.

Art. 4
La mise en réserve d’un gisement pour une exploitation ultérieure doit être signalée visiblement par le dépôt d’un outil et d’un écriteau résistant aux intempéries et portant le nom, l’adresse, ainsi que la date de la mise en travail. Le droit à l’exploitation par celui qui a trouvé un gisement s’éteint en principe au bout de deux ans, si l’exploitation n’a pas été poursuivie ou si le gisement a manifestement été abandonné. Une seule et même personne ne peut réserver simultanément plus de trois (3) gisements dans une région donnée.

Art. 5
Il est interdit d’enlever et d’emporter des minéraux, des outils ou toute autre marque d’un gisement réservé: un tel acte est un vol.

Art. 6
Des gisements importants ou des trouvailles présentant un intérêt scientifique évident doivent être annoncés à un scientifique ou à l’autorité compétente, afin d’assurer une étude méthodique.

Art. 7
L’amateur et le collectionneur doivent chercher en premier lieu des minéraux ou des fossiles et exploiter des gisements pour obtenir des pièces pour leur collection ou pour pouvoir faire des échanges.

Art. 8
Les minéraux, les groupes de cristaux et les fossiles n’ont une valeur réelle pour la science ou pour le collectionneur que si l’endroit exact de la trouvaille en est connu. Celui qui cède ou vend des minéraux, des fossiles, etc. est tenu d’indiquer spontanément à l’acquéreur la provenance exacte et de désigner clairement comme telles des pièces réparées (colle etc.) ainsi que les pièces produites ou modifiées artificiellement (chauffage etc.).

Art. 9
Celui qui fait le commerce de minéraux et de fossiles, qui approvisionne des bourses ou qui exploite commercialement le produit de ses prospections doit le faire dans le cadre des lois en vigueur, en respectant en particulier le principe de la bonne foi et les usages établis dans le commerce des minéraux et des fossiles.

Art. 10
En cas d’infractions à l’encontre du code d’honneur commises par des membres individuels ou d’une section de l’ASCMF, les organes compétents de celles-ci peuvent prendre des mesures envers les fautifs. Selon les directives qui ont été élaborées, les sanctions possibles vont de la simple réprimande, en passant par la réparation des dégâts causés, jusqu’à l’exclusion de la section ou de l’ASCMF.
Tout amateur de minéraux digne de ce nom s’engage sur son honneur à respecter les dispositions qui précèdent.

https://www.svsmf.ch/fr/code-dhonneur

LES NATOUFIENS, PREMIERS SÉDENTAIRES

Faisant le lien entre le Paléolithique et le Néolithique, mais aussi entre deux modes de vie, celui des chasseurs-cueilleurs et celui des agriculteurs sédentarisés [Belfer-Cohen & Hovers, 1992], les Natoufiens sont avant tout les PREMIÈRES POPULATIONS À AVOIR TENTÉ DE SE SÉDENTARISER.introduction agricultureIntroduction de l’agriculture.

Le terme « NATOUFIEN » PROVIENT D’UN VILLAGE DE PALESTINE, OUADI EL-NATOUF. Sa définition varie selon les auteurs. Pour certains, ce terme désigne une région strictement délimitée entre la Jordanie, la Palestine et Israël, qui englobe le mont Carmel, la Galilée, les collines et le désert de Judée [Belfer-Cohen, 1991]. D’autres désignent avec le même terme les caractéristiques que l’on retrouve dans tout le Levant durant une période donnée.

CETTE PÉRIODE, DÉLIMITÉE PAR DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, DÉBUTE À LA FIN DE LA DERNIÈRE PÉRIODE DE GLACIATION, VERS 12.300 ANS, ET PREND FIN AVEC LE DRYAS RÉCENT, nouvelle période de froid qui commence vers 10.800 ans. Celle-ci sera d’une durée relativement courte puisqu’elle se termine vers 9.600 ans [Mithen, 2004].

Les auteurs employant cette définition s´appuient sur l´homogénéité des cultures qui prospèrent au Proche-Orient pendant cette période. Elles s’étendent sur une zone géographique allant de l’Euphrate aux déserts du Sinaï et du Néguev, et de la côte méditerranéenne aux plateaux jordaniens [Le Dosseur, 2003].

révolution néolithiqueRévolution néolithique

Caractéristiques de ces cultures, elles entament le processus de sédentarisation en construisant les PREMIÈRES MAISONS EN FOSSE RONDES, et procèdent auSTOCKAGE DE CÉRÉALES SAUVAGES (ENGRAIN, AMIDONNIER…).

Cette période voit aussi l’introduction de NOUVEAUX OUTILS (microlithes bifaces, mortiers, meules et houes en pierre, harpons en os, etc.) et les PREMIÈRES MARQUES D’ÉCHANGES COMMERCIAUX que la sédentarisation autorise et qui couvrent toute cette région. Ces échanges concernent l’obsidienne d’Anatolie, des pierres semi-précieuses de Jordanie et de Syrie, et les coquillages des rives de la Méditerranée, du Nil et de la Mer Rouge [Byrd & Monahan, 1995 ; Belfer-Cohen, 1991].

Autre distinction de ces populations natoufiennes, elles semblent avoir DOMESTIQUÉ LE CHIEN dont on a retrouvé les ossements enterrés aux côtés d’humains à Ain Mallaha et à Hayonim Cave (Israël), ce qui a permis de conclure que le chien fut dès cette époque utilisé pour la chasse.

Finalement, avec la (semi-)sédentarisation apparaissent les PREMIERS ENTERREMENTS INTENTIONNELS sur les sites que les Natoufiens occupent [Byrd & Monahan, 1995 ; Belfer-Cohen & Hovers, 1992]. Le grand nombre d’enterrements mis au jour par les archéologues pendant la période natoufienne contraste considérablement avec la rareté des enterrements de la période qui précède. Les interprétations de ce phénomène varient : alors que certains y voient l’apparition de structures sociales plus complexes [Delage, 2001 ; Belfer-Cohen, 1991], d’autres y décèlent l’introduction d’un rituel religieux [Kuijt, 1996].

Sépulture natoufienne à El Wad, sur le flanc ouest du Mont Carmel

La détérioration des conditions climatiques du Dryas récent va suspendre ce processus pendant un millénaire, mais il reprendra aussitôt qu’un climat plus chaud s’imposera à nouveau, et ce de façon définitive.

https://revolutionneolithique.wordpress.com/les-natoufiens-1/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Natoufien

www.place-hecataei-milesii.net/PHM/PHM-Neolithique_preceramique-11000_AEC.html

LE PREMIER PAIN DATE D’AVANT L’APPARITION DE L’AGRICULTURE

Une trace de galette de céréales confectionnée par des chasseurs-cueilleurs, LES NATOUFIENS, il y a 14.400  ans a été trouvée sur un site jordanien.

https://www.letemps.ch/sciences/premier-pain-date-davant-lapparition-lagricultureC’est ce qu’indique une étude publiée le 16 juillet 2018 dans la revue PNAS par des équipes de recherche danoise et britannique, qui met en lumière la plus ancienne preuve directe de pain trouvée à ce jour. « C’est un témoignage tangible et une grande découverte », commente Philippe Marinval, chargé de recherche en archéobotanique au CNRS.Les scientifiques sont arrivés à cette conclusion grâce, entre autres, à l’analyse au microscope électronique à balayage, de 24 restes de nourriture carbonisés. Ces vestiges ont été retrouvés dans des foyers du site archéologique de Shubayqa 1, localisé dans le nord-est de l’actuelle Jordanie.

Cette étude remet en question l’idée selon laquelle l’origine du pain serait associée à l’émergence de l’agriculture et la domestication des céréales dans le sud-ouest de l’Asie, environ 4 000 ans plus tard.

Rédaction : Encarnita Graf

STRATONIKI, GRÈCE, MENACÉ DE DISPARITION À CAUSE DES ACTIVITÉS MINIÈRES

Stratoniki, village touristique de Chalcidique, est miné par les explosions.

Ce village hautement touristique, situé en Chalcidique est menacé de disparition.

Il s’enfonce peu à peu. C’est la conséquence de l’exploitation d’une mine souterraine où le géant canadien Eldorado Gold extrait des métaux précieux depuis des années.

Environ 10% des maisons sont déjà fissurées, dont plusieurs doivent être détruites car dangereuses. Les dégâts touchent aussi les rues ou les égouts.

« Au début, lorsqu’ils ont eu l’autorisation de travailler, ils avaient la stricte obligation d’utiliser la foreuse tunnel. Mais ils ont changé et utilisent maintenant des explosifs », explique le maire de Stratoniki Giorgos Zoumbas.

https://www.rts.ch/info/monde/9819735-un-village-touristique-grec-sombre-peu-a-peu-a-cause-des-activites-minieres.html

LUZIA, FOSSILE HUMAIN DE 12.000 ANS, RÉDUITE EN CENDRES À RIO, BRÉSIL

Un énorme incendie a ravagé dimanche soir 2 septembre 2018 le Musée national de Rio de Janeiro, créé par le roi Jean VI et ouvert en 1818. Le Musée national comptait parmi les musées les plus anciens et les plus prestigieux du Brésil, il possédait plus de 20 millions de pièces inestimables.

Vue aérienne du musée , le 3 septembre.     Vue aérienne du musée. MAURO PIMENTEL / AFP

Parmi les pièces du Musée, il y avait les collections de paléontologie comprenant plus de 26 000 fossiles dont un squelette d’un dinosaure trouvé dans la région de Minas Gerais ainsi que le plus ancien fossile humain découvert au Brésil, connu sous le nom de « Luzia » et vieux de 12.000 ans.

Luzia - Crâne et reconstutution faciale

Le squelette de Luzia fut découvert sur le site de Lapa Vermelha au Brésil en 1995. Il était enfoui sous 12 mètres de terre. Les restes fossiles de cette femme de 20 à 25 ans sont assez complets ce qui permit de déduire qu’elle mesurait un peu plus d’un mètre cinquante.
La reconstitution de son crâne lui attribue une certaine ressemblance avec les Mélanésiens, les Aborigènes australiens ou même les Africains : un crâne étroit et ovaloïde, une face prognathe…

Le musée hébergeait également la météorite de Bendego, rappelle sur Twitter un journaliste du quotidien O Globo. Un objet qui a peut-être survécu.

Incontrôlable pendant de longues heures, l’incendie a fait beaucoup de dégâts parmi les plus de 20 millions de pièces de valeur qu’abrite le musée. « Nous allons procéder avec beaucoup de précaution pour voir si nous arrivons à sauver quelque chose. Je ne sais pas encore si une salle a été préservée », a expliqué un porte-parole des pompiers.

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/03/le-musee-national-de-rio-de-janeiro-ravage-par-d-immenses-flammes_5349306_3222.html

Rédaction : Encarnita Graf

Sources:

http://fr.pressfrom.com/actualite/monde/-144442-luzia-fossile-humain-de-12-000-ans-reduite-en-cendres-a-rio/

https://www.hominides.com/html/chronologie/colonisation-ameriques-premier-americain.php

www.museunacional.ufrj.br/guiaMN/Guia/paginas/1/meteorito.htm

MARBRE CIPOLIN DE SAILLON, VS, SUISSE

Le marbre de Saillon fut découvert en 1832. Au début, seul le blanc et le turquin étaient extraits de la montagne et travaillés sous forme artisanale.

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C’est la découverte, à la fin de l’année 1873, du fameux MARBRE CIPOLIN (mot tiré de l’italien « cipolla » qui veut dire veiné comme un oignon) qui lancera l’exploitation industrielle. Vingt-cinq sociétés valaisannes, suisses et européennes, dont certaines avec un capital-actions énorme pour l’époque, se succéderont jusqu’en 1930.

Différentes variétés de marbres

La carrière en partie souterraine, comporte différentes variétés de marbres. Parmi les principales qui furent exploitées, on distingue :

  • le « Cipolin vert moderne » (fond vert clair avec un réseau serré de veines très foncées)
  • le « Cipolin grand antique » (fond blanc ou ivoire clair avec des veines gris-bleu foncé, vertes et violettes) ainsi désigné à cause de sa grande ressemblance avec le Cipolin d’Eubée (Grèce)
  • le « Cipolin vert rubanné (fond jaune ivoire clair avec de veines d’un gris violet et vert foncé)
  • Un marbre blanc statuaire avec de rares veines grises (il fut comparé au marbre de Carrare (Italie)
  • le « Portor suisse » ou « Turquin de Saillon » (marbre bleu avec quelques veines blanches et jaunes or)
  • Des niveaux de marbres gris-bleu, gris-blanc, blancs et gris, noirs, etc. ont également été décelés.

Tablette cipolin  

Variabilité des couleurs et des dessins du marbre de Saillon. Photo: Stefan Ansermet – Musée cantonal de géologie, Lausanne

Ce marbre, à veines vertes, violettes et souvent rubanées fera la gloire de cette carrière à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Cette renommée sera principalement acquise grâce à l’architecte Charles Garnier qui l’utilisa dans la décoration de l’Opéra de Paris.

Celui-ci fut médaillé en 1878 à l’exposition universelle de Paris et largement exporté.

Quelques édifices où il a été fait emploi de marbre Cipolin de Saillon

  • FRANCE:  l’Opéra et l’église Saint-François-Xavier à Paris, l’église Notre Dame-de-Fouvière à Lyon;
  • SUISSE : le grand Théâtre de Genève, le Palais fédéral à Berne, le Kunsthaus de Zurich;
  • PAYS-BAS : l’église du Sacré-Coeur à la Haye;

  • ANGLETERRE : l’Université d’Oxford, plusieurs monuments de Londres (notamment le British Museum); 

  • ETATS-UNIS  :  le palais du milliardaire américain M. WanderbiltDeux piliers de marbres cipolin de Saillon au Kunsthaus de Zurich qui entourent une toile de Ferdinand HodlerDeux piliers de marbres cipolin de Saillon au Kunsthaus de Zurich qui entourent une toile de Ferdinand Hodler

  • Ce marbre a également été utilisé pour la fabrication de vitraux d’église. Le collage sur des plaques de verre de lames de marbre d’une épaisseur inférieure à 1 mm. permettait d’obtenir de véritables vitraux.

Dès le début de l’exploitation, les difficultés de la descente des blocs depuis 1’000 mètres d’altitude et le franchissement du Rhône, avec comme corollaire le non-respect des délais de livraison, ont provoqué plus souvent l’infortune que la gloire des exploitants.

Du marbre au coeur des Alpes Funiculaire

Pour résoudre ces difficultés de descente, on construit en 1880 un funiculaire à voie étroite qui achemina les blocs en plaine jusqu’à une marbrerie sise au pied de la montagne, au hameau de la Sarvaz. En 1895, l’arrivée du premier système de sciage au moyen du fil hélicoïdal a permis l’extraction de colonnes monolithes mesurant jusqu’à six mètres de longueur pour des diamètres allant jusqu’à un mètre!

Du marbre au coeur des Alpes

Arrêt et reprise de l’exploitation

Vers 1930, pendant la crise mondiale, alors qu’elle est exploitée par une multinationale belge, l’extraction cesse et l’usine de sciage se ferme. Les nombreux blocs déjà descendus en plaine seront vendus jusqu’en 1950.

Tout au début des années 1960, une entreprise de la région, Lathion S.A., a relancé l’exploitation du site. Un téléphérique a été construit pour descendre les marbres destinés au broyage et ensuite à la réalisation de carreaux  reconstitués dans une usine aménagée à Evionnaz. Son activité se poursuivra jusqu’en 1975.

Pulications

Cette histoire a été « coulée dans le marbre », deux livres d’Henri Thurre publiés en 2009 et 2014 intitulés « Du marbre aux coeur des Alpes. Histoire de la carrière de Saillon », aux éditions faim de siècle à Fribourg.

Association des Amis du marbre de Saillon (AAMS)

Dans le but de sauvegarder les traces de ce qui fut une aventure industrielle entre 1832 et 1975 et une épopée entre 1877 et 1927, s’est constituée l’Association des Amis du marbre de Saillon.

 

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Formation du marbre de Saillon

Le marbre de Saillon et les ardoises de Leytron se situent dans la nappe de Morcles (domaine externe des Alpes ou domaine helvétique), un ensemble de terrains sédimentaires complètement désolidarisés de leur socle lors de la collision entre les plaques continentales africaine et européenne. Cette nappe forme un grand pli couché à l’ouest du massif des Aiguilles Rouges et dans la dépression au nord de la culmination Mont-Blanc – Aiguilles Rouges.

Rédaction : Encarnita Graf

Sources :

Livre: Géotopes. Un voyage dans le temps, par Danielle Decrouez, Peter Jordan et Franz Auf der Maur

Il a connu une exportation mondiale, le marbre de Saillon fait aujourd’hui l’objet d’une exposition …

http://www.faimdesiecle.ch/catalogue/du-marbre-au-coeur-des-alpes