CINABRE, PRINCIPAL MINERAI DU MERCURE

Le cinabre (sulfure de mercure) est une espèce connue depuis l’antiquité. Tout comme l’arsenic, présent dans l’orpiment et dans le réalgar, le mercure qu’il contient est potentiellement nocif pour la santé s’il est oxydé et ingéré.

Zoom sur des cristaux maclés rouge sang de Cinabre sur une gangue de Dolomite écrue (N° 195.61) © MNHN - Louis-Dominique Bayle

Le cinabre se forme principalement dans les filons hydrothermaux de basse température, où il peut être associé entre autres au réalgar (As4S4), à la pyrite (FeS2) et à la calcite (CaCO3).

Les cristaux de forme rhomboédrique, tabulaire ou prismatique sont rares. Le cinabre se présente le plus souvent sous la forme de masses compactes. Sa belle couleur rouge cochenille noircit sous l’effet de l’oxydation de l’air. Il est alors possible d’observer à la surface, de petites gouttelettes de mercure natif.

Les gisements sont peu nombreux à présenter du cinabre bien cristallisé. Les pièces les plus recherchées viennent de Chine, d’Almaden en Espagne où il est associé au mercure natif.

Le cinabre a été utilisé comme pigment rouge dans les poteries et les encres chinoises. En Occident, il servit de drogue et, jusqu’en 1850, il était l’un des traitements contre la syphilis et contre les problèmes de peau. Cet usage fut interdit au XIXème siècle à cause de sa toxicité. Il est actuellement le principal minerai du mercure.

Vermillon,  A. Ocram — Travail personnel

www.galeriedemineralogieetgeologie.fr/fr/explorez/150-especes-minerales/c-calcite/cinabre

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